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France/Russie M. Sarkozy se plaint des mesures russes défavorables à l’agriculture

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Dans une lettre envoyée le 7 octobre à son homologue russe Dmitri Medvedev, le président français Nicolas Sarkozy se plaint du fait qu’un certain nombre de mesures prises par son pays sont défavorables aux agriculteurs français. « J’ai été alerté à plusieurs reprises par les opérateurs français sur la persistance de barrières sanitaires à l’importation de bovins et autres produits animaux en Russie », écrit M. Sarkozy.

«Alors que tu as toi-même érigé en priorité nationale la sécurité alimentaire de la Fédération de Russie, que nos deux pays sont engagés dans des négociations afin de conclure un accord de partenariat sur les questions agricoles et agro-alimentaires, et que ton pays souhaite rejoindre l’OMC avec notre plein soutien, le maintien de ces mesures ne correspond pas au degré de confiance qui caractérise notre coopération économique et politique », indique M. Sarkozy, qui tutoie son homologue dans sa lettre. Les mesures concernent les exportations françaises vers la Russie des bovins vivants, auxquelles Moscou fixe des contraintes, en ce qui concerne notamment la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine. Cette mesure « dissuade fortement les éleveurs russes de s’approvisionner en France alors qu’ils reconnaissent les performances de la génétique bovine française », remarque M. Sarkozy.
Pour la viande bovine, « les autorités russes imposent aux exportateurs français des contraintes relatives à l’âge des animaux en se fondant sur le risque lié à l’encéphalopathie spongiforme bovine alors que cette maladie est parfaitement maîtrisée en France », regrette également M. Sarkozy. Celui-ci déplore également que 17 entreprises agroalimentaires françaises « se sont récemment vues retirer leur agrément sur les 25 inspectées en juin dernier par les autorités russes, sans véritable motivation sur le plan technique ».
Selon le président de la République, « ces mesures dirigées contre les agriculteurs et entrepreneurs français ne nous semblent pas justifiées. Leur base scientifique est contestable : elles ignorent le plus souvent les normes internationales édictées par l’OIE et la Commission du Codex alimentarius ». Enfin, la lettre souligne que « ces mesures mettent en cause le principe de réciprocité, puisque la Fédération de Russie n’applique pas avec la même sévérité pour ses propres productions les contrôles qu’elle impose à ses partenaires commerciaux, s’agissant notamment de la viande de volailles, comme a pu le constater la Commission européenne lors de ses dernières visites d’inspection ».

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