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Maash se prépare pour produire ses mycoprotéines à l’échelle industrielle

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Gaspard Gilbert, fondateur de Maash. Crédits : © Maash

La start-up belge Maash compte installer dans les prochaines années son outil de fermentation pour produire ses mycoprotéines en France ou en Belgique. Elle compte lever, dans un premier temps, entre 2 et 5 M€ d’ici la fin 2024.

La fermentation en milieu liquide de cellules souches de champignons permet d’obtenir des mycoprotéines. Et c’est ce que met en pratique aujourd’hui la start-up bruxelloise Maash, qui en est au stade pilote. « Nous avons notre propre site pilote qui nous permet de produire notre mycoprotéine à l’aide d’un bioréacteur, dans lequel nous cultivons notre champignons filamenteux », explique Gaspard Gilbert, fondateur de Maash. « Nous obtenons un ingrédient, que nous avons appelé LoCyla, sous forme de pâte riche en protéine, fibreux et neutre en goût qui constitue un ingrédient de substitution à la protéine animale », poursuit-il.

La mycoprotéine obtenue doit être désormais produite à l’échelle industrielle, une étape que compte franchir la start-up prochainement. La société compte aussi travailler sur le substrat de fermentation. « Nous allons utiliser un substrat à faible valeur ajoutée issu de l’industrie amidonnière », prévoit ainsi Gaspard Gilbert. 

Ingrédient très protéiné

Maash vise trois marchés différents avec son produit : l’alimentation des poissons d’élevage, des animaux de compagnie et des hommes. Notamment en s’appuyant sur les points forts de LoCyla : un taux élevé de protéines, la présence de plusieurs acides aminés, et un impact environnemental bien plus faible que la viande ou la pêche minotière dont le produit est utilisé par l’aquaculture.

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Une fois le passage à l’échelle maîtrisé, Maash compte se doter de son site industriel de production, en France ou en Belgique, et lancer son produit sur le marché. Sachant que la mycoprotéine qu’elle a développée n’est pas considérée comme un novel food par la réglementation européenne car développée à partir de champignons filamenteux déjà connus.

Pour accompagner ces différentes étapes, la société prévoit des financements. « D’ici la fin 2024, nous voulons organiser une levée de fond d’un montant de 2 à 5 millions d’euros, puis en 2025, une deuxième levée de fonds pour financer la construction notre site de production ». La société vise une production de 10 000 tonnes de mycoprotéines d’ici 2027.