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Chaque jour qui passe amène son lot de révélations concernant les turpitudes du marché de la viande. Il ne s’agit pas tant de révélations de la part de la presse que d’informations diffusées par des ministres, sur la base de sources très officielles et sérieuses. Ici, on découvre que la confusion volontaire entre viande de cheval et viande de bœuf a pris une extension bien plus considérable que ce qu’on croyait. Bon nombre d’industriels, de points de restauration ou de distribution se voient reprocher des négligences si ce n‘est des fraudes. Là, ce sont des conditions sanitaires épouvantables pour les viandes qui sont ensuite écoulées dans les restaurants. De quoi faire fuir tout client, quelle que soit sa volonté de consommer de la viande.
Ces errements sont le fait soit de grossistes, soit d’industriels soit de restaurateurs. Mais, dans tous les cas, c’est l’élevage qui va finir par trinquer. On a vu la consommation de plats cuisinés baisser de plusieurs dizaines de pourcents depuis l’affaire Findus. Mais même si les viandes fraîches ne sont pas directement concernées par ces turpitudes, la consommation va inéluctablement s’en ressentir. Et, dans ces cas-là, on sait sur qui cela finit par retomber. D’autant que les seuls à ne pas pouvoir se « récupérer » sur des fournisseurs, ce sont les éleveurs.
Si l’interprofession viande a une quelconque efficacité, c’est bien là qu’elle devrait intervenir. Demander et participer à une véritable opération « mains propres » qui devrait être menée dans ce secteur. Elle redéfinirait les conditions de délivrance des agréments, sans doute sous conditions de contrôles rigoureux déroulés régulièrement. Plus encore que dans d’autres domaines, les opérateurs de la filière viande doivent devenir irréprochables.
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