À l’occasion de sa journée Filière le 16 janvier, la section maïs doux de l’AGPM a fait état d’une baisse notable de surfaces, de 14 % en France pour la campagne 2024 (à 22 150 ha, conventionnel et bio) suivant une tendance de fond européenne (-7 %). La campagne 2023 avait été marquée en France par des surfaces records, au plus haut depuis 2008, à 25 750 ha, portées par les bassins historiques du Sud-Ouest mais aussi par le nouveau bassin de production en cours de structuration dans le Nord.
Par ailleurs, Guillaume Le Duff, délégué général de l’AETMD (Association européenne des transformateurs de maïs doux) s’est inquiété de l’explosion des importations de maïs doux chinois au sein de l’Union européenne. « On note plus de 600 % d’importations entre 2021 et 2023, une baisse de 15 % de parts de marché des acteurs européens et un maïs origine Chine vendu deux fois moins cher que les coûts de production européens, constituant ainsi une pratique de dumping intolérable », a-t-il expliqué. Aujourd’hui, selon l’AGPM Maïs doux, l’importation chinoise représenterait 85 000 tonnes brut, soit près de 20 % de la consommation de l’UE. Une enquête antidumping a d’ailleurs été ouverte à ce sujet en décembre par la Commission européenne à la suite d’un dépôt de plainte de l’AETMD.
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La filière veut rester néanmoins confiante, avec le dépôt fin 2024 de demandes de Programmes opérationnels, qui concernerait plus de 95 % de la production française, et devrait ainsi « permettre d’accélérer l’inscription au cœur de la transition écologique », explique Pierre Harambat, président de l’AGPM Maïs doux. En particulier, l’agriculture régénératrice dont le déploiement est un axe fort de la filière en 2025.