L’interprofession de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS) a confirmé le 22 mars la mise en place d’une assurance « coup dur » auprès de Swiss Re Corporate Solutions. « L’assurance sur les chutes de rendement vient en complément des dispositifs existants (assurance multirisques climatiques, caisses de risques…) et couvre tous les territoires de production en France », explique le président Joël Arnaud, cité dans un communiqué. Son déclenchement intervient en cas de « forte chute du rendement dans une zone géographique » – un découpage en quatre grandes régions est prévu – et ce « quelle que soit la cause », précise la FNPSMS, qui s’est entourée du conseil de Bessé Agro. Concrètement, l’assurance joue quand le rendement réel est inférieur à 85 % du rendement assuré (moyenne décennale d’un rendement brut égrainé régional moyen). Une indemnisation maximale de 10 % est fixée sur la base d’un capital garanti de 1 000 euros/ha. La tarification s’élève à 0,762 %. « Une simulation sur les quinze dernières années montre un déclenchement des indemnisations en 2003, 2013 et 2015 », variable selon les grandes régions définies (Sud-Ouest océanique, Sud-Ouest continental, Grand Est, Grand Ouest), indique Pierre Guillaumin, chargé des dossiers économiques à la FNPSMS. L’interprofession a souscrit auprès de Swiss Re Corporate Solutions un contrat de trois ans, opérationnel le 1er avril. « C’est une véritable première qui devrait intéresser d’autres filières spécialisées », considère Gildas Tual, directeur de Bessé Agro, un cabinet de conseil en assurances spécialisé dans l’agriculture et l’agroalimentaire. La filière des semences de maïs rassemble 4 000 agriculteurs multiplicateurs et 26 entreprises, d’après le communiqué.
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