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Enseigne Maïsadour convertit ses magasins d’usine en boutiques de producteurs

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Jérôme Fourest, directeur général de Comtesse du Barry, pilote le changement de concept des boutiques d’usine de Maïsadour. Celles-ci deviennent des magasins qui proposent en circuit court les produits des marques de salaisons, d’épicerie fine, de conserve et de volaille appartenant à la coopérative.

En direct de nos producteurs, telle est la nouvelle enseigne lancée officiellement par Maïsadour le 14 mai à l’occasion du Salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux. L’idée de la coopérative est de proposer dans une seule boutique les produits de ses six marques : Delpeyrat, la marque phare du groupe qui devrait à elle seule réaliser 50 % du chiffre d’affaires de chaque boutique, mais aussi Sarrade, R. Junca, Comtesse du Barry, les Volailles des fermiers du Sud-ouest et les Salaisons pyrénéennes.

« Chaque boutique proposera environ 250 références de produits d’épicerie et frais, et aussi une offre de volaille fraîche », explique Jérôme Fourest, directeur général de Comtesse du Barry qui a été chargé depuis deux ans de mettre au point ce concept commercial. Il est épaulé pour cela par Julie Puyssegur, ex-directrice marketing des foies gras Lafitte. Les équipes de la Comtesse du Barry, seule entité experte en commerce alimentaire de la coopérative, ont été sollicitées pour la mise au point de ce nouveau concept.

Si l’enseigne est nouvelle, le réseau de boutiques existe déjà. « Nous avons quinze boutiques d’usine liées aux différentes entreprises de la coopérative que nous faisons passer sous le nouveau concept », explique Jérôme Fourest qui veut ainsi répondre à l’intérêt des consommateurs pour la vente de produits en circuit court. Les clients visés sont les particuliers mais aussi les restaurateurs et les commerces de bouche qui pourront s’approvisionner directement sans passer par un grossiste. « L’offre pour les professionnels sera proposée au même prix que chez le grossiste et l’offre pour les particuliers bénéficiera d’une petite décote par rapport au prix en grande surface », détaille Jérôme Fourest. En plus des produits carnés et du saumon, les clients pourront trouver des carottes et des asperges de saison produites par les adhérents de la coopérative.

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Deux premiers magasins dans les Landes

Maïsadour ne communique pas les montants en jeu pour le lancement de ces nouvelles boutiques, dont chacune est complètement réaménagée. Le chiffre d’affaires actuel de ces magasins d'usine est de 8 millions d’euros par an, mais la coopérative s’attend à bien plus prochainement grâce à l’offre étendue de produits, la nouvelle enseigne et une ouverture des points de vente le samedi. « Les premiers retours que nous avons sont très positifs », s’enthousiasme Jérôme Fourest. Il se base pour cela sur la première boutique d’Aire-sur-l’Adour (Landes) ouverte en avril, qui va être suivie par celle de Saint-Sever. Les autres boutiques seront converties d’ici les trois prochaines années.

En parallèle de ces ouvertures sous l’enseigne En direct de nos producteurs, les équipes de Jérôme Fourest réfléchissent actuellement à un autre concept de boutiques de producteurs adaptées aux centres-villes avec une offre de restauration. Les deux points de vente R. Junca de Paris et Cannes devraient profiter prochainement de ce nouveau concept.