Maïsadour Semences poursuit son implantation à l’Est. Le semencier devrait accentuer son implantation en Ukraine avec la construction d’une usine et se développer en Chine. L’activité 2007/2008 devrait bénéficier de la croissance du groupe dans les pays de l’Est et de la remise en culture des terres en jachère. Le résultat devrait atteindre 3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 85 millions.
«L’activité 2007-2008 devrait s’avérer en nette progression » pour Maïsadour Semences, selon Régis Fournier, son directeur général. La filiale commune du groupe coopératif Maïsadour (60 %) et de Syngenta (40 %) devrait afficher un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros (+21 %) pour l’exercice clos au 30 juin, contre 70 millions d’euros pour 2006/2007. Le résultat, espère Régis Fournier, devrait doubler, pour atteindre 3 millions d’euros. Principal responsable de cette croissance : la mise en culture des jachères décidée par Bruxelles mais aussi le développement de l’activité du semencier dans les pays de l’Est. « Le début des années 2000 a été difficile. Nous avons été confrontés à une récession liée à la surproduction céréalière. Nous avons alors choisi de nous orienter vers de nouveaux marchés, à plus forte croissance, notamment en Europe centrale » explique Régis Fournier. C’était le programme « Danube » lancé en 2003. Aujourd’hui, avec 68 % de son activité consacrée à l’export (contre 50 % il y a 3 ans), Maïsadour Semences estime avoir réussi son « redéploiement commercial vers les ex-PECO et la CEI ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Ukraine et Chine
Le semencier entend encore poursuivre son implantation à l’Est. Après la création d’une station de recherche en Roumanie en mars 2007 puis la création d’une filiale en Ukraine en novembre dernier, la société d’origine landaise vient de décider de construire une usine de semences dans ce pays. Elle devrait commencer à être opérationnelle en 2009, avec à terme la fabrication de 1 million de doses par an. Parallèlement, Maïsadour Semences développe sa présence en Chine avec 27 lieux d’expérimentation établis avec plusieurs partenaires et des premières ventes de semences effectués cette année. « La conquête de nouveaux marchés est pour nous capitale. Cela doit nous permettre de dégager de plus en plus de revenu pour financer notre recherche et développement. Nous espérons d’ici 2012, doubler notre budget actuel » déclare Régis Fournier.