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Mal-être agricole : nette hausse des signalements sur les 18 derniers mois

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Le réseau des programmes PMEA (Prévention du mal-être agricole) au sein des caisses de la MSA a traité plus de 7 200 signalements sur les dix-huit derniers mois (+64 %) dont 2 800 au premier semestre 2024, a-t-il été indiqué lors d’une conférence de presse de l’assurance sociale agricole, le 27 février. Par ailleurs, le système Agri Ecoute a enregistré 2 318 appels qualifiés sur 2023, et 1 889 sur le premier semestre 2024, soit une augmentation de 57 %. En moyenne, chaque caisse de la MSA traite 120 signalements par an. Le rôle du réseau des Sentinelles agricoles de la MSA (8 000) a été important dans la détection des situations à risque (les signalements issus de leur vigilance ont bondi de 165 %). Magalie Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales de la CCMSA, a reconnu que, dans ces chiffres, il était difficile de faire la part des choses entre augmentation effective et meilleure performance des outils de prévention : « Les capteurs sont plus nombreux et le sujet est moins tabou », a-t-elle expliqué ajoutant que l’on pouvait aussi imaginer qu’il y ait plus de situations ; 88 % des signalements ont donné lieu à un accompagnement par la MSA.

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D’une manière générale, ils concernent principalement les non-salariés agricoles (67 %), les hommes (63 %), les célibataires (54 %). Les difficultés exprimées sont multifactorielles. Au premier rang, il s’agit de causes de santé et psychologiques (29 %) mais les causes administratives, juridiques et économiques suivent de près (26 %) tout comme celles liées à la vie professionnelle (25 %). Sur ce dernier point, la CCMSA a mis en avant certains dispositifs comme l’aide au repris (+15 % de demandes en 2024), le remplacement pour les exploitants (+25 %) ou encore le récent repris administratif qui a connu un « gros succès » selon Magalie Rascle.

Difficile de distinguer augmentation effective et meilleure prévention