Dans une lettre ouverte publiée le 3 avril, la Confédération paysanne demande à la ministre de l’Agriculture d’accélérer la recherche sur les maladies animales, et en particulier sur la fièvre catarrhale ovine (FCO). « Nous avons un besoin urgent de connaître les facteurs et les pratiques pouvant expliquer la réaction différenciée des troupeaux et des animaux à l’exposition à la maladie », expose le syndicat. Sur le terrain, l’impact sanitaire de la FCO s’avère très variable, y compris dans des élevages proches ou avec des systèmes similaires. La Conf’compte aussi sur la recherche pour « caractériser les immunités naturelles, acquises et vaccinales, à l’échelle de la vie de l’animal voire à l’échelle de plusieurs générations ».
Concernant la prévention, la Confédération paysanne estime que la vaccination « ne peut pas être présentée comme la seule solution, devant la multiplication de ces variants et du nombre de vaccins qui deviendraient nécessaires ». Et d’exhorter la ministre à lancer des recherches avant la conclusion des Assises du sanitaire, prévue avant la fin 2025. « Les éleveurs et les éleveuses ont besoin de ces informations au plus vite », martèle le syndicat, alors que « le réchauffement des températures a déjà sonné le retour » de la FCO.
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Les élevages français sont confrontés à trois sérotypes de la FCO. Arrivée dans l’Hexagone le 5 août 2024, la FCO-3 est responsable, depuis cette date, de 10 576 cas (bilan au 3 avril). La FCO-8, dont une nouvelle souche plus virulente est apparue à l’été 2023, a causé 16 541 foyers sur la même période. La FCO-4 est présente en Corse. S’y ajoutent deux sérotypes (12 et 1) menaçant les frontières françaises, ainsi que la maladie hémorragique épizootique (MHE, 3 870 foyers), véhiculée, comme la FCO, par les moucherons Culicoïdes.