Le spécialiste du lapin Lœul et Piriot (141 millions d’euros de chiffre d’affaires) continue son développement. Malgré une consommation qui chute, il va construire prochainement un nouveau site d’une superficie de 10 000 m2.
Comme prévu, l’entreprise Lœul et Piriot, spécialisée dans le lapin et les plats cuisinés, va bientôt construire une nouvelle usine. Son site de Thouars (Poitou-Charentes) est arrivé à saturation et il est prévu de longue date de le remplacer par un autre, voisin, d’une superficie de 10 000 m2. Ce projet, dont les autorisations sont en cours d’obtention, pourrait être concrétisé dès 2005. L’entreprise possède une usine dans les trois plus grandes régions de production de lapins : le Poitou Charente, donc, la Vendée et la Bretagne. Elle est également présente dans la Drôme, où un site la rapproche du Sud-Est de la France.
Produits élaborés
Le groupe Lœul et Piriot a été créé à la suite de la fusion de deux entreprises familiales du secteur cunicole en 1983. Avec 300 000 lapins par semaine, soit 40 % des abattages contrôlés en France, il est leader sur ce marché, suivi, de loin, par LDC (130 000), Gastronome (95 000) et Doux (38 000). Sur le secteur, on dénombre aussi de petites entités régionales comme Bretagne Lapins ou Ribot, dans le Sud. Traditionnellement, la consommation était portée par la vente de lapins entiers. Mais depuis quelques années, la consommation de pièces entières a chuté, au profit de produits élaborés plus simples d’utilisation. Lœul et Piriot propose des découpes crues et cuites et des recettes faciles à cuisiner comme la gigolette de lapin. « Nous avons adapté nos produits aux demandes des consommateurs, avec des découpes qui se cuisent en moins de dix minutes », explique Anne Piriot, directrice de la communication.
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Une consommation qui baisse
La France est le troisième pays consommateur de lapins en Europe, après l’Italie et l’Espagne. Mais les consommateurs actuels sont âgés et il importe d’en recruter de plus jeunes. Les produits plus rapides d’utilisation devraient contribuer à ce passage de relais. D’ailleurs, l’interprofession va lancer prochainement des actions de promotion visant à faire croître une consommation qui baisse depuis plusieurs années, 2003 n’ayant pas fait exception. La baisse a été, en volume, de 14 % en un an (7 % en grandes surfaces), contre 3,3 % pour la consommation totale de viande. Mais les chiffres de 2003 doivent être pris avec précaution car la canicule estivale a fait perdre de 10 à 20 % de la production cunicole de juin à décembre 2003, avec des répercussions immédiates et à moyen terme, le cheptel des reproducteurs n'ayant pas pu être renouvelé pour l'automne.
Les plats représentent 25 % des volumes
Moyen de diversification, les plats cuisinés frais représentent désormais 25 % des ventes de Lœul et Piriot, avec un marché en croissance de 9 %. Emballés sous vide, ces plats ont pris leurs marques dans la restauration, avant de rejoindre les rayons des grandes surfaces, qui en absorbent désormais la moitié, sous marques de distributeurs au rayon traiteur libre-service et sans marque aux rayons découpe et point chaud. L’offre, qui va du lapin cuisiné aux nems et samossas, ne cesse de croître. Trois sites de production leur sont dédiés aux plats cuisinés.