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Edito Manger made in France

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Manger bon, sain et terroir, en collectivité comme chez soi. Tous les acteurs de l'agroalimentaire français en rêvent. Stéphane Le Foll en fait un objectif de développement prioritaire. Et en articulant sa politique de l'alimentation autour de quatre axes prioritaires – justice sociale, éducation alimentaire de la jeunesse, lutte contre le gaspillage et renforcement de l'ancrage territorial des actions menées –, le ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt fait de l'alimentation un des fondements de la citoyenneté. De quoi satisfaire tous les pourfendeurs de la malbouffe et mettre en avant la richesse de l'alimentation Made in France.

Pour commencer, il est certes important d'apprendre aux enfants à bien manger. La prévention permet non seulement d'expliquer pourquoi le sucre, le sel et le gras peuvent être nocifs, mais aussi qu'il est important de manger des légumes et des fruits en nombre. C'est aussi un bon moyen d'échapper au dispositif des codes couleur sur les aliments, qui n'aura pas de sens dans bien des cas. Mais ne faut-il pas commencer par servir de bons repas, cuisinés à partir de productions locales dans les cantines scolaires et dans la restauration collective ? Selon la FNSEA qui a fait de ce problème un de ses nouveaux chevaux de bataille, plus de 85 % de la volaille et 70 % de la viande rouge consommés dans la restauration collective sont d'origine étrangère.

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Mais le challenge n'est pas simple quand on sait que le prix, encore et toujours lui, est déterminant. Dommage que dans un pays comme la France, dont la richesse tant de l'agriculture que de l'industrie agroalimentaire n'est plus à prouver, il ne soit pas possible de ne manger que du bon au juste prix.