Les associations de défense de l’environnement FNE, Greenpeace, WWF, LPO, Générations futures ainsi que la FNAB (producteurs biologiques) ont tour à tour vivement réagi à « la colère des agriculteurs » dans toute la France, avec un message commun. Si elles partagent le besoin d’une « juste rémunération » des agriculteurs, elles appellent à ne « pas se tromper de combat » en faisant de l’agroécologie un bouc émissaire, a déclaré le directeur de plaidoyer du WWF Jean Burkhard le 25 janvier. Réagissant vertement aux 24 revendications de la FNSEA et des JA présentées le 24 janvier, Générations futures estime « totalement scandaleux et inacceptable » le rejet en bloc d’Ecophyto et des ZNT, la remise en cause de l’indépendance de l’Anses et la demande d’affaiblissement de l’OFB. Céder sur ces points constituerait « un saut en arrière de plus de 15 ans », s’émeut l’ONG pour qui réduire la dépendance de l’agriculture aux phytos « doit rester un cap ».
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Même constat chez la Fnab qui appelle à « garder le cap de la transition écologique », dans un communiqué le 26 janvier. « Il va falloir qu’on s’adapte à produire avec moins d’eau et qu’on accepte de réfléchir aux meilleurs usages de l’eau. Il va falloir qu’on réduise l’usage des produits phytosanitaires qui font de la gestion de la qualité de l’eau potable un gouffre financier pour les collectivités locales », martèle le réseau de producteurs bio. De son côté FNE, en réponse aux demande « inquiétantes » du syndicalisme majoritaire, a dévoilé 15 propositions misant sur l’agroécologie afin de « sortir de la crise ». De même, la LPO appelle à envisager les « contraintes environnementales » comme « le chemin d’une agriculture durable ».