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Environnement Manque de volonté politique pour engager un réel développement durable

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Le Conseil mondial du développement durable, dépendant de l’ONU, estime, dans un rapport du 31 janvier, que les efforts pour évoluer vers un développement durable ne sont pas suffisants. Le sommet de Rio+20, au mois de juin, pourrait être l’occasion pour la communauté internationale de prendre des engagements concrets.

Un rapport du Conseil mondial du développement durable, publié le 31 janvier, juge que les efforts vers un développement durable ne sont pas suffisants et qu’il manque une réelle volonté politique pour s’attaquer à ces défis. Cette commission d’experts qui dépend de l’ONU souligne que « la population de la planète devrait passer de sept à neuf milliards d’ici 2040. En raison de la hausse du niveau de vie, trois milliards de personnes devraient rejoindre les classes moyennes ces vingt prochaines années ». Et toujours selon le rapport, en 2030 la planète devra augmenter la production alimentaire d’au moins 50%, la production énergétique de 45% et les besoins en eau grimperont de 30%, alors que le changement climatique transforme les écosystèmes.
Parmi ses nombreuses recommandations, le comité appelle notamment la mise en place d’instruments de tarification des ressources naturelles et des externalités positives de l’environnement notamment en ce qui concerne le carbone, à travers des mécanismes tels que la fiscalité, la réglementation ou les systèmes d’échange d’émissions. Autre recommandation : développer des programmes nationaux et internationaux pour le paiement des services écosystémiques dans des domaines de l’eau, de l’agriculture, de la pêche et des systèmes forestiers. Les politiques de soutien au développement des énergies renouvelables sont également vivement encouragées.
Pour la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard, qui a participé aux travaux du comité, « les dirigeants du monde auront une très bonne possibilité d’agir à l’occasion du sommet Rio+20 en juin. Ils doivent s’accorder sur des objectifs d’accès aux énergies durables et renouvelables ». « Les soutiens des gouvernements à l’industrie des combustibles fossiles sont environ 7 fois supérieurs à ceux pour les énergies renouvelables. Nous ne pouvons pas continuer à faire comme si c’était la solution la moins chère. À long terme, c’est trop coûteux », prévient-elle.

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