Marc Roquette, président du groupe amidonnier du même nom, a déclaré à la presse le 2 décembre, à l’occasion des 75 ans du groupe, être « très optimiste » pour les perspectives de l’amidonnerie. Les raisons : la molécule d’amidon réserve de très nombreuses innovations en nutrition-santé et dans la chimie verte, des secteurs promis à une forte croissance.
Lors d’une journée ouverte à la presse le 2 décembre sur le site industriel de Lestrem, près de Lille, à l’occasion des 75 ans du groupe Roquette, un des cinq premiers mondiaux de l’amidonnerie, son patron Marc Roquette a expliqué pourquoi il «croit beaucoup» aux développements de l’amidonnerie. D’où sa stratégie orientée vers deux axes prioritaires : la nutrition-santé et la chimie verte.
La molécule d’amidon présente des propriétés innombrables, parce qu’on peut la commercialiser sous sa forme initiale ou sous des formes dérivées, modifiées chimiquement ou physiquement.
10% du chiffre d’affaires ré-investis chaque année
Roquette ré-investit chaque année 10% de son chiffre d’affaires dans l’outil industriel et dans la recherche, pour développer les multiples opportunités, selon son président.
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Les secteurs de la nutrition-santé sont crédités d’une forte croissance dans les décennies à venir, du fait du vieillissement de la population et de la montée de l’obésité et des conséquences de la malnutrition, a évoqué Marc Roquette. Mais le potentiel est considérable aussi sur le continent asiatique, où la consommation d’amidon est encore 5 à 20 fois inférieure à celle des pays d’Europe occidentale.
D’autre part, l’amidon se prête particulièrement bien à la « végétochimie », secteur promis à une croissance quasiment certaine, parce sur une longue période, les prix du pétrole montent, a exposé Marc Roquette. « Lorsque le prix de la tonne de pétrole est deux à trois plus élevé que celui du blé, la chimie du végétal devient compétitive par rapport à celle des hydrocarbures fossiles », a-t-il précisé. Actuellement, même en tenant compte de la chute récente des cours du pétrole, ce dernier est à la tonne deux fois plus cher que le blé. « C’est suffisant pour commencer à investir dans la chimie végétale ».
La chimie verte de pointe
Les progrès de la recherche laissent entrevoir de nouveaux usages de pointe sur le plan technologique autant que commercial, a indiqué Michel Serpelloni, directeur du programme Gaïahub, dédié à la recherche en chimie verte chez Roquette. Par exemple, la société est sur le point de commercialiser, entre autres, des dérivés de l’amidon pour l’isolation électrique et électronique et travaille à la fabrication de films agricoles ou de nouveaux bio-polymères innovants destinés à l’industrie papetière.