La société gestionnaire du Marché de Rungis, la Semmaris, prévoit de construire trois nouvelles plateformes logistiques au nord de Paris, dans l’est du Val-d’Oise à Goussainville, Roissy-en-France et Bonneuil-en-France, selon un rapport remis le 7 février au Premier ministre. L’actuel site de Rungis, situé au sud de la capitale, est « aujourd’hui occupé à plus de 97 % » et proche de la saturation. Ce déploiement s’inscrit dans un projet plus large dévoilé en mai, Agoralim. Le Marché de Rungis avait annoncé vouloir développer des activités de production (maraîchage, horticulture et élevage) et de transformation « sur les principes de l’agro-écologie » dans le triangle de Gonesse, une enclave verte de 700 hectares située entre les aéroports de Roissy et du Bourget. Un lieu sensible : le projet d’y construire le mégacomplexe de commerces et de loisirs Europacity avait suscité une vive opposition de la part des défenseurs de l’environnement. Il avait finalement été enterré fin 2019 par Emmanuel Macron. « Nous ne souhaitons pas artificialiser de nouvelles terres, a assuré le président de la Semmaris, Stéphane Layani à l’AFP. On intervient sur des terrains qui sont déjà classés comme constructibles. La plupart du temps, ce sont des friches ou des endroits où il y a eu des projets qui ont été abandonnés. Si les conditions sont réunies par les pouvoirs publics on pourra commencer à construire des choses dès 2025. Dès 2027, on aura engagé la majeure partie des travaux », a-t-il précisé. La société prévoit d’investir 700 millions d’euros pour « l’acquisition du foncier, la construction et l’aménagement des activités de transformation et de distribution ». Elle ajoute que le projet nécessitera l’investissement de 700 millions supplémentaires de la part d’acteurs publics et privés.
« Nous ne souhaitons pas artificialiser de nouvelles terres »
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