Après son dépôt de bilan le 21 octobre, McCormick France a été placé en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois. L’entreprise fabrique des systèmes de transmissions pour l’usine anglaise d’assemblage de Doncaster. Après des premières difficultés en 2004, McCormick France semble s’être enfoncé dans la crise. Un nouveau plan social devrait être envisagé, avec le départ de 200 personnes selon les syndicats.
Le tribunal de commerce de Saint-Dizier (Haute-Marne) a prononcé le 28 octobre, le redressement judiciaire (avec une période d’observation de six mois) du constructeur de tracteurs McCormick France, suite à son dépôt de bilan le 21 octobre. McCormick France, via son usine de Saint-Dizier, fabrique des transmissions pour le compte de l’usine anglaise d’assemblage de Doncaster, qui n’est pas concernée par le dépôt de bilan.
Nouveau plan social attendu
Un des premiers effets de la morosité du secteur ? Non, mais cela ne va rien arranger. Déjà, en juillet 2004 étaient apparues les premières difficultés avec un plan social à la clef, qui s’était achevé avec le départ de 86 personnes. Cette fois le plan social pourrait être beaucoup plus important. 200 personnes sur les 700 salariés au total pourraient être touchées, selon les syndicats. L’usine française est le premier employeur privé de la ville et fait vivre de nombreux sous-traitants. D’après l’AFP, citant un représentant syndical, les pertes de McCormick France pour l’exercice en cours se chiffreraient à 13 millions d’euros à fin octobre. A l’issue de la période d’observation décidée par le tribunal, 3 scénarios seront envisagés : un plan de redressement « par voie de cession », avec un repreneur, un plan de redressement par « voie de continuation » ou une liquidation judiciaire de l’entreprise.
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Depuis 2000, McCormik appartient au groupe italien Argo (voir encadré), qui détient entre autres les marques Landini et Laverda. La part de marché de McCormik en France en 2004 était proche de 4 %.