Dans un communiqué du 16 mai, l’Association interprofessionnelle du melon (AIM) interpelle TF1 à la suite d’un reportage paru le 10 mai qui s’offusquait qu’un melon type Charentais peut être produit ailleurs qu’en Charente. La chaîne télévisée caractérisait la pratique de « trompeuse ». L’association rappelle que « le nom Charentais est tiré de son histoire mais n’est aucunement lié à sa zone de production. Cette dénomination est une obligation réglementaire et doit être affichée dans les rayons afin de le distinguer des autres, comme le melon type Canari ou Piel de Sapo. » Pour l’AIM, il est tout à fait légal et normal de trouver du melon type Charentais en provenance de différentes zones de production : Maroc et Espagne en pré-saison, puis sur un large territoire en France (la Charente ne représente plus que 4 % des volumes de Charentais, selon le CTIFL). Cependant, l’association convient que ce nom peut porter confusion. Elle a lancé depuis trois ans une procédure afin de modifier la dénomination. « C’est une procédure transnationale, gérée au niveau des Nations-Unies, qui prend du temps mais permettra à terme de rassurer le consommateur dans son acte d’achat », souligne l’AIM. La dénomination candidate à la substitution n’est toujours pas connue.
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