En segmentant en trois gammes ses melons – standard, premium et AB – il y a plus de dix ans, pour vendre toute sa production, le groupement de producteurs Force Sud tirait son épingle du jeu, contrairement aux deux grands leaders de la filière. Face à l’inflation et à la crise des produits haut de gamme, le challenge est désormais est de conserver l’ensemble de ses gammes dans la grande distribution, qui mise sur une baisse des références en magasin.
Un comble pour le président de Force Sud, Jérôme Jausseran, qui avance le contraire : « Alors que les ventes de melons bio étaient en baisse de 2020 à 2022, les ventes ont repris et nous en avons, au global, plus vendu que nos produits en entrée de gamme. Et, sur le premium, elles se sont maintenues, même si nous avons perdu quelques lignes dans la grande distribution. »
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Produit phare dans les rayons fruits et légumes des enseignes, la différenciation des produits est un « système gagnant pour tous ». Aussi, bien que les discussions soient à la peine, Force Sud s’est donné pour objectif, cette année, de regagner des parts de marché sur le bio et le premium avec deux enseignes (Intermarché et Auchan), de mettre en avant toutes ses gammes via l’entreprise Promofel et de développer le merchandising dans les rayons des enseignes.
En parallèle, Force Sud a développé, depuis l’an dernier, la vente par e-commerce et drive. Pour compenser l’absence de la pratique du toucher et de l’odorat, courante dans l’acquisition d’un melon, le groupement a orienté ses ventes sur ses ‘Label Rouge’et une marque très connue, le ‘Cavaillon’. Dans certaines enseignes, les ventes ont décollé au-delà des résultats de ces dernières sur les fruits et légumes. « Là où nous sommes véritablement présents, les ventes dépassent largement les 12 % », détaille le président. Son développement sera donc poursuivi.