Les résultats des études sur le potentiel des additifs alimentaires pour réduire les émissions de méthane des vaches sont très « variables » selon les circonstances (mode d’alimentation, race, conditions de vie, etc.), pointe un groupe de chercheurs internationaux dans une note publiée récemment. Les experts retiennent que les algues rouges et le 3-NOP (3-nitrooxypropanol), commercialisé sous le nom de Bovaer et dont l’utilisation est encouragée par la laiterie Bel, sont les plus « prometteurs », malgré « diverses incertitudes et inconvénients ». Très efficaces lors des tests en laboratoires (jusqu’à 99 % de réduction), les algues rouges « n’ont montré qu’une réduction de 28 % » lors du plus long test en conditions réelles réalisé à ce jour, sur des vaches japonaises de race wagyu. De plus, les animaux ont perdu du poids. Les auteurs de la note soulignent surtout que le bromoforme contenu dans les algues rouges est un cancérigène connu chez les animaux et probable chez l’homme. De son côté, l’additif Bovaer permettrait une réduction de 30 % en moyenne des émissions de méthane. Néanmoins, son efficacité semble diminuer avec le temps. Enfin, les experts notent la difficulté de distribuer efficacement les additifs lorsque les vaches pâturent.
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