Dans un rapport publié le 16 juillet, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) estime qu’il « ne paraît pas envisageable de mettre en place des dispositifs réglementaires ou financiers pour contraindre les éleveurs à réduire les émissions de méthane de leur cheptel », principalement pour des questions « d’acceptabilité » et de « fragilité du modèle économique » de l’élevage. La mission insiste sur la nécessité que « le marché rémunère les productions (lait et viande) certifiées "bas-carbone" ». Comme le plan de « souveraineté » du gouvernement, elle écarte l’idée d’une politique de réduction du cheptel. En effet celles-ci sont « coûteuses et lentes à déployer du fait de leur caractère volontaire », retient la mission qui prend l’exemple des régimes de cessation d’activité créés aux Pays-Bas pour réduire les émissions d’azote. La mission recommande plutôt la mise en place de « diagnostics climat » pour « proposer aux agriculteurs un plan d’action pour la réduction des émissions de méthane ». Deux leviers ont été identifiés comme étant les plus efficaces à court terme : « la diminution du nombre et de la durée des périodes où les animaux sont improductifs » et « l’évolution de l’alimentation » (additifs, etc.).
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