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Méthane : l’agriculture peut contribuer à la réduction des émissions, mais pas forcément en Europe

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Alors que la Commission européenne est en train de finaliser une stratégie pour une réduction à long terme des émissions de gaz à effet de serre dans l’UE qui vise notamment les émissions de méthane et d’oxyde nitreux provenant des activités agricoles (1), un nouveau rapport publié le 30 octobre par son Centre commun de recherche montre que des solutions peu coûteuses et rentables existent pour réduire les émissions de méthane, notamment dans le secteur agricole. Mais les principales réductions de ces émissions sont d’abord à attendre en dehors de l’Europe, soulignent les experts.

44 % des émissions mondiales humaines de méthane proviennent de l’agriculture, principalement de l’élevage et de la production de riz. Au niveau mondial, les émissions de méthane ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2012, contre une augmentation de 53 % des émissions de CO2. Après une période de stagnation dans les années 1990, au cours de la dernière décennie, les concentrations de méthane dans l’air ont de nouveau augmenté et pourraient atteindre les niveaux prévus par les scénarios climatiques pessimistes pour 2020. Dans l’UE, ces émissions ont considérablement diminué dans les années 1990, mais au cours des quinze dernières années, le taux de diminution a été beaucoup plus faible. La contribution de l’Europe aux émissions mondiales est passée d’environ 12 % en 1970 à 11 % en 1990, puis à 6,4 % en 2012, et devrait atteindre 3 à 5 % entre 2030 et 2050.

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Les plus grandes possibilités de réductions futures des émissions de méthane se situent en dehors de l’Europe, en particulier en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, qui représentent ensemble 60 à 70 % de la différence mondiale entre les trajectoires pessimistes et optimistes. Néanmoins, l’UE peut contribuer à l’effort notamment en améliorant la santé animale et l’efficacité de la production de lait et de viande mais surtout en en réduisant la consommation de viande et de produits laitiers, ce qui aurait également des effets bénéfiques supplémentaires sur la santé, souligne le rapport. C’est une des solutions que devrait mettre en avant la Commission européenne dans sa stratégie à long terme pour le climat.

(1) Voir n° 3663 du 15/10/2018