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Méthane : les émissions mondiales bondissent sauf en Europe et en Australie

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La concentration de méthane dans l’atmosphère « augmente plus vite en termes relatifs que n’importe quel autre gaz à effet de serre majeur et est désormais à des niveaux 2,6 fois plus élevés qu’à l’époque pré-industrielle », alerte une équipe internationale de scientifiques sous l’égide de l’organisation Global Carbon Project, dans une étude publiée le 10 septembre par la revue Environmental Research Letters. L’augmentation était de 6,1 millions de tonnes par an en moyenne dans les années 2000, puis de 20,9 millions de tonnes dans les années 2010 et a atteint 41,8 millions de tonnes en 2020.

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« Les émissions anthropiques ont continué d’augmenter dans presque tous les pays du monde, à l’exception de l’Europe et de l’Australie, qui montrent une trajectoire de lent déclin », souligne pour l’AFP Pep Canadell, directeur exécutif du Global Carbon Project et coauteur de l’étude, basé à Canberra (Australie). Les hausses observées sont principalement le fruit de l’extraction du charbon, de la production et de l’utilisation du pétrole et du gaz, de l’élevage de ruminants et de la décomposition des aliments et des matières organiques dans les décharges.

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Le pouvoir de réchauffement du méthane est 80 fois plus important sur 20 ans que celui du CO2, mais sa durée de vie est plus courte, ce qui en fait un levier important pour tenter de limiter le réchauffement climatique à court terme. Un engagement mondial à réduire de 30 % les émissions de méthane en dix ans a été lancé en 2021 par l’Union européenne et les États-Unis. Il regroupe aujourd’hui plus de 150 pays mais pas la Chine, l’Inde ou la Russie. La Chine et les États-Unis préparent un sommet sur les gaz polluants hors CO2, incluant notamment le méthane, qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux engagements.