D’importantes échéances attendent le secteur des fruits et légumes dans les prochaines semaines : les « assises des fruits et légumes » le 22 septembre, la mise en place d’un système d’assurance-crédit pour l’exportation au début du mois, la remise par Paris d’un rapport détaillé sur l’attribution d’aides nationales jugées par Bruxelles déloyales vis-à-vis de la concurrence le 29, et la publication d’un examen des marges de la distribution par l’observatoire des prix et des marges le 8 octobre. Pourquoi une telle série de rendez-vous dans les fruits et légumes ? Les problèmes de compétitivité et de relations avec le commerce ne datent pas d’aujourd’hui dans ce secteur, mais la crise de marché cet été, particulièrement aiguë cette année, a révélé la profondeur des difficultés non résolues. Sans attendre un pourrissement de la situation, et l’exemple du lait n’étant pas loin, les pouvoirs publics se sont empressés de faire savoir qu’ils prendront le problème à bras-le-corps et que des décisions seront prises. Déjà fin juillet, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a affirmé devant les producteurs du Vaucluse en difficulté sa volonté de « conserver le verger et le potager français ». Mais cela passe aussi et surtout par une remise en ordre de la filière et de la répartition de la valeur ajoutée.
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