Alors que le guichet fermera le 30 avril, « il est encore temps de déposer son dossier de demande » pour bénéficier de l’aide sur les frais vétérinaires dus à la maladie hémorragique épizootique (MHE), rappelle le ministère de l’Agriculture dans un message relayé par la Fédération des groupements techniques vétérinaires (FRGTV) des Pays de la Loire le 22 avril. Quelque « 1 545 dossiers de demande ont été déposés » sur la plateforme gouvernementale « Démarches simplifiées », et « plus de 1 000 dossiers sont en cours de préparation », indique la Rue de Varenne ; or, « plus de 3 800 exploitations » sont éligibles.
Annoncé le 19 janvier, ce dispositif d’aide couvre les frais vétérinaires et les mortalités d’animaux des élevages confirmés foyers de MHE en 2023. Pour les cas confirmés en 2024, c’est le FMSE (fonds professionnel) qui prend le relais, « avec l’appui de l’État » et dans les mêmes conditions. Initialement fixé à 80 %, le taux d’aide a été porté à 90 % en réponse aux manifestations agricoles de ce début d’année.
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D’après le dernier bilan arrêté au 18 avril, la France compte 4 270 foyers de MHE dans 20 départements du Sud et de l’Ouest (du Tarn à la Loire-Atlantique, en passant par la Haute-Vienne). Alors qu’une reprise de l’épizootie était attendue pour le printemps, la maladie n’a pas gagné de nouveau département depuis décembre 2023. Interrogée en conférence de presse le 23 avril, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) a rappelé ses demandes dans ce dossier : le développement rapide d’un vaccin et une modification de la LSA (loi européenne de santé animale) pour « pouvoir faire circuler les animaux vivants dans tous les États membres sous condition de PCR » (comme c’est le cas aujourd’hui vers l’Espagne et l’Italie).