Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont demandé le 14 septembre à la Commission européenne de réviser la directive sur le miel afin de mettre un terme, d’ici 2030, à la présence de miel frelaté sur le marché. En effet, près d’un miel sur deux importés en Europe aujourd’hui présente des signes de contrefaçon et la tendance est à la hausse, selon une analyse réalisée en mars 2023 par la Commission européenne. Dans le cadre de cette campagne #HoneYstLabellingNow, les apiculteurs européens avertissent qu’environ un tiers d’entre eux pourraient cesser leur activité d’ici 2030. L’UE est appelée à renforcer les règles de contrôle et à imposer l’étiquetage de l’origine avec le pourcentage de chaque pays d’origine sur l’étiquette. Dans son projet de révision de la directive miel du 21 avril, la Commission propose l’indication obligatoire de chacun des pays d’origine (États membres et pays tiers) dans les mélanges de miel. Insuffisant, aux yeux du Copa-Cogeca, et aussi de la commission de l’Environnement du Parlement européen, qui envisage, dans le projet de rapport de l'eurodéputé Alexander Bernhuber (PPE) discuté le 20 septembre, de mentionner « les pays d’origine sur l’emballage, par ordre décroissant, en indiquant leur part respective en pourcentage du poids ».
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