L’affaire est quasiment entendu : avec la réforme de la politique agricole commune, le premier pilier de la PAC, celui des aides directes aux agriculteurs, devra également respecter des critères écologiques. Une partie des subventions sera non seulement conditionnée par le respect de règles environnementales mais financera aussi des efforts réalisés dans ce domaine par les agriculteurs. Telle est, en tout cas, une des volontés du commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos, opinion partagée par le ministre français de l’Agriculture Bruno Le Maire.
L’objectif, derrière cette évolution majeure, est de légitimer les subventions distribuées aux agriculteurs tout en ralliant des pays qui, comme la Grande Bretagne, veulent réduire ces aides au profit de politiques écologiques, de la recherche, etc.
Bruno Le Maire ne s’en est d’ailleurs jamais caché. Dès son arrivée à son ministère, il insistait sur la nécessité de légitimité la politique agricole, de faire accepter le principe des aides notamment grâce à leur impact écologique. Il n’a d’ailleurs pas molli lors de problèmes précis à traiter comme celui des nitrates bretons.
Le discours est aujourd’hui un peu plus confus depuis que le président de la République a relativisé les dispositifs liés au Grenelle de l’environnement. Fin août, Nicolas Sarkozy réclamait même un « moratoire » sur les nouvelles mesures environnementales imposées aux agriculteurs. Bruno Le Maire se devait ensuite de reprendre l’idée dans la plupart de ses propos devant des agriculteurs. Moratoire écologique ou verdissement du premier pilier ? L’alternative mériterait d’être levée.

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