Europe écologie – les Verts (EE-LV) et le Parti animaliste (PA) présenteront des listes communes à Paris, Grenoble et Montpellier pour les élections municipales de mars 2020, annonce ce dernier dans un communiqué du 9 janvier. Dans ces trois villes, « nous avons la garantie que la protection animale sera un axe fort », explique Douchka Markovic, cofondatrice du PA et candidate sur la liste de Paris. D’après le communiqué, des militants animalistes seront inscrits sur les listes EE-LV. Une soirée de lancement devait se tenir à Paris le 16 janvier pour en faire la « capitale de la cause animale ». Par ailleurs, le Parti animaliste a lancé le 10 janvier une liste autonome à Toulouse, d’après un autre communiqué.
L’alliance entre écologistes et animalistes est moins naturelle qu’elle n’y paraît. Dans les milieux écologistes (politiques et ONG), la cause animale rencontre un écho favorable. Mais, d’après une enquête parue dans Agra Presse (1), les militants écologistes semblent réticents à un rapprochement avec les antispécistes, qui souhaitent l’abolition de tout élevage. Une frange radicale dans laquelle ne s’inscrit pas le Parti animaliste.
Lors des élections municipales, le PA défendra notamment « l’insertion, dans tous les marchés publics de la ville susceptibles d’affecter les animaux, d’une clause de protection animale garantissant l’absence de produits animaux issus de l’élevage intensif ». Les animalistes veulent aussi « deux menus végétariens ou végétaliens obligatoires par semaine, ainsi qu’une option végétarienne quotidienne dans tous les services de restauration collective municipale ». Aux élections européennes de mai 2019, le Parti animaliste avait créé la surprise en récoltant 2,16 % des voix au niveau national.
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(1) Voir n° 3697 du 17/06/2019
Faire de Paris la « capitale de la cause animale »