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Urbanisation Municipales : le MRJC appelle les maires à prendre position sur le foncier

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En prévision des élections municipales de mars 2014, le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) appelle les futurs candidats à se prononcer sur la question foncière. En particulier : comment ralentir la consommation des terres agricoles et faciliter l’installation des jeunes.

«Des positions claires dans les listes municipales sur les questions du foncier permettraient aux habitants de connaître concrètement les réalités du terrain ». Les jeunes du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne se sont emparés de la cause foncière et ils entendent bien le faire savoir. A la suite d’une enquête d’une année menée sur les terres agricoles, c’est en premier lieu aux maires de communes, dans la perspective des élections municipales, que leur conclusion s’adresse. « Les maires doivent prendre une position claire sur le sujet et l’expliquer », estime en effet Maxime Bergonso, secrétaire national délégué à l’agriculture au MRJC. Selon lui, il y a urgence à communiquer sur un sujet qui, de l’agriculteur au citoyen lambda, concerne tout le monde. « Tous, nous avons un rapport au foncier » qui vit depuis plusieurs années une forme de « malaise », constate le mouvement. Le travail d’observation réalisé par les Brigades d’enquête spéciale sur les terres (Best) lancées en août 2012 par le MRJC dans cinq régions de France (la Picardie, les Pays de la Loire, la région Centre, la Franche-Comté et la région Rhône-Alpes), montre en effet « l’ampleur du désastre que représente l’étalement des villes » et les problèmes de gestion de l’espace. L’objectif de l’organisation est claire : trouver des solutions pour favoriser l’installation des jeunes, qui occupent notamment leur rang. L’équation à résoudre l’est moins, tant les rapports de force autour du foncier sont prégnants.
 
Un manque de transparence
Entre l’étalement urbain et l’achat de terres par les particuliers, cela provoque « une impossibilité » pour les jeunes futurs agriculteurs de s’installer, tant le prix des terres est élevé, observe le MRJC. La solution doit venir d’une plus grande transparence, « puisqu’en rendant publics et plus accessibles les échanges de terre et pourquoi pas en encadrant les prix – l’information serait la même pour tous », explique Maxime Bergonso. « Nous avons remarqué que les acteurs ne savaient pas en effet qui gérait réellement les terres et ses échanges entre les différentes structures (agriculteurs, propriétaires, mairie, agglomération, Safer). Les liens entre ces acteurs sont complexes». L’organisation de réunions publiques sur le thème permettraient notamment de rendre le système moins opaque. Autre piste : la mise en oeuvre concrète de l’obligation de la déclaration d’intention de cesser l’activité agricole, qui « n’est pas appliquée actuellement », poursuit le MRJC qui demande en outre, son anticipation à cinq ans avant la cessation prévue, au lieu de dix-huit mois actuellement en vigueur. « Dans le même sens, les seuils minimum de déclenchement du contrôle des structures doivent être abaissés, afin de limiter l’agrandissement de certaines exploitations ». Il conviendrait aussi, selon l’organisation, d’encourager la mise en place de ZAP (zones agricoles protégées) intercommunales dans les Plans locaux d’urbanisme (PLU) et enfin, donner les moyens à la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), de développer le stockage de terres agricoles.
Outre son engagement auprès des maires, le MRJC entend faire inscrire ses propositions dans la loi d’avenir pour l’agriculture.

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