Une trentaine d’eurodéputés (des groupes de la Gauche, Verts, Social-démocrate et Renew) demande dans une lettre du 8 février adressé à la commissaire européenne à la Recherche Mariya Gabriel, que soient financés des travaux sur « les risques potentiels et la détection analytique des organismes génétiquement modifiés (OGM) fabriqués à l’aide de nouvelles technologies de génie génétique, telles que CRISPR/Cas ». « les stratégies de surveillance des OGM existantes sont insuffisantes pour détecter la présence de ces nouveaux OGM, en particulier lorsqu’ils ne contiennent pas de matériel génétique étranger », écrivent-ils. Or, selon eux, l’UE n’a encore financé aucune recherche, ni sur les risques posés par ces nouvelles technologies, ni sur leur détection alors que le programme de travail Horizon Europe pour 2021-2022 comprend un appel sur les « nouvelles techniques génomiques qui se concentre sur l’avancement de cette technologie, l’évaluation des goulets d’étranglement réglementaires et l’amélioration des processus de production pertinents ». Ils demandent « à la Commission de remédier à cette situation ».
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La Commission européenne s’apprête à lancer, probablement fin février, une analyse d’impact sur les options politiques dont elle dispose pour faciliter l’autorisation dans l’UE de certaines plantes issues des nouvelles techniques de sélection génomique. Une consultation publique de douze semaines sur trois ou quatre options politiques spécifiques devrait être lancée en avril ou en mai. Et les propositions de la Commission européenne sur les plantes obtenues par mutagenèse ciblée et cisgenèse devraient être présentées au premier semestre 2023.