La Belgique, qui assure la présidence du Conseil de l’UE, « fait tout son possible afin d’obtenir un mandat de négociation » sur le règlement concernant les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT) et ainsi entamer le plus rapidement possible des négociations interinstitutionnelles, a indiqué le ministre de l’Agriculture belge David Clarinval le 12 février lors d’un échange avec le Parlement européen. Mais il admet que certains points du dossier sont très sensibles (la brevetabilité, la traçabilité, la possibilité d’interdire la culture au niveau national…). Les ambassadeurs des États membres ne sont pas parvenus à tomber d’accord lors d’une réunion le 8 février. « Nous avons des discussions en cours avec certains États membres en particulier pour tenter de les convaincre », a précisé le ministre belge qui a « la ferme intention » de conclure les discussions avant la fin de la législature. Le Français Christophe Clergeau, chef de file des sociaux-démocrates sur le dossier, dénonce, lui, l’attitude du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau qu’il accuse de bloquer la publication définitive d’une étude de l’Agence nationale de sécurité des aliments (Anses) remettant en cause la base scientifique de la proposition de règlement.
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