Comme les États membres ne parviendront pas à finaliser leur position sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT) avant la fin de la législature et que des négociations en trilogue ne pourront donc pas se tenir, le Parlement européen devrait une nouvelle fois se prononcer sur le projet de règlement en plénière le 24 avril afin de clore l’examen du texte en première lecture. Début février, les eurodéputés avaient convenu d’une position libéralisant l’utilisation des plantes issues des NBT dans l’UE tout en introduisant des dispositions (portées par la gauche) sur la traçabilité et l’étiquetage tout au long de la chaîne alimentaire. Mais la responsable du dossier, la Suédoise Jessica Polfjärd (droite), souhaite donner la possibilité pour les groupes politiques de déposer de nouveaux amendements ouvrant la voie à une remise en cause de ces dispositions.
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Dans une lettre adressée le 3 avril aux eurodéputés, Via Campesina les appelle à ne pas se prononcer alors que « de nombreuses questions essentielles restent irrésolues dans ce dossier controversé » : critère de classification des différentes catégories de NBT, brevetabilité… Les eurodéputés de la commission de l’Environnement du Parlement européen en discuteront le 9 avril. Le même jour, ils procéderont par ailleurs à une audition de l’Autorité française de sécurité alimentaire (Anses) à propos de son rapport, assez critique envers les méthodes d’évaluation des risques des plantes issues des NBT retenues par la Commission européenne. Rapport sur lequel le Parlement européen a demandé un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui devrait, lui, être rendu au mois de juillet.