La Commission européenne présentera bien le 5 juillet ses propositions visant à faciliter la mise sur le marché de l’UE de plantes issues des nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT). Des propositions que dénoncent déjà nombre d’ONG qui ont rencontré le 27 juin le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans et la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides. Pour Greenpeace, qui organisait le 28 juin un point presse avec des associations de protection des abeilles, le projet que s’apprête à présenter Bruxelles est totalement « antiscientifique ». Cette critique repose sur le fait que la Commission européenne devrait proposer un seuil de 20 modifications de nucléotide pour distinguer les NBT de catégorie 1 (considérés comme identique à des plantes conventionnelles) et les NBT de catégorie 2 (soumis à une procédure allégée d’autorisation). Greenpeace estime aussi que le projet de Bruxelles se fonde uniquement sur les « promesses » des industriels (en matière de durabilité) sans aucune preuve. « Il est beaucoup trop tôt pour pouvoir dire si ces nouvelles technologies apporteront vraiment des progrès », estime Eva Corral de Greenpeace.
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