Dans un communiqué du 2 décembre, l’Ania, principal lobby de l’agroalimentaire, a appelé la grande distribution à payer l’alimentation « à son juste prix », affirmant que le secteur était fragilisé par de nouvelles hausses des coûts de production. Alors que débutent les négociations annuelles entre les supermarchés et leurs fournisseurs – qui détermineront in fine le prix des produits achetés par le consommateur en magasin – et que la mobilisation agricole a repris dans la rue, M. Loiseau appelle la grande distribution « à la responsabilité ». L’Ania « alerte sur la situation économique précaire des 20 000 entreprises » du secteur, affirmant que les coûts de production sont en hausse sur « tous les postes de dépenses pour 64 % des entreprises », citant la masse salariale (+ 4,8 % sur un an), les transports (+ 4,3 %) ou l’énergie (+ 2,4 %). La fédération estime à 1,6 % la hausse moyenne des coûts des matières premières agricoles, avec de fortes disparités, certains produits ayant vu leurs prix s’envoler, comme le café (+ 85 %), le cacao (+ 83 %) ou le beurre (+ 60 %). En conséquence, selon l’Ania, près d’une entreprise sur deux constate « une baisse de rentabilité ». Du côté des distributeurs, l’accent est mis sur « la baisse des prix » pour les consommateurs, annoncée par plusieurs patrons d’enseignes, a déclaré Layla Rahhou déléguée générale de la FCD (distributeurs) sur Radio classique le 2 décembre.
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