Le 4e cycle de négociations entre l’UE et l’Indonésie pour la conclusion d’un accord de partenariat économique global, qui se tenait du 19 au 23 février à Surakarta, devait porter notamment sur les chapitres des échanges et du développement rural qui soulèvent l’une des questions clefs de ces pourparlers : le commerce de l’huile de palme accusée de contribuer à la déforestation. Jakarta demanderait à ses interlocuteurs d’appliquer les normes indonésiennes de développement durable – en dépit des préoccupations sérieuses quant à leur crédibilité – plutôt que la certification européenne plus stricte. Or, selon l’ONG Les Amis de la Terre, « les systèmes de certification volontaire existants en Indonésie se sont révélés être une fausse solution », la production d’huile de palme dans ce pays soulevant « d’énormes problèmes environnementaux, sociaux, de droits de l’homme et du travail ».
Par ailleurs, l’Indonésie, de même que la Malaisie, ont protesté récemment contre le projet du Parlement européen visant à interdire le recours à à l’huile de palme dans le secteur des biocarburants dès 2021 (1).
« Économique et polyvalente, (celle-ci) est devenue l’huile végétale la plus largement utilisée dans le monde », souligne une note des services de recherche des eurodéputés. « Toutefois, sa production a un lourd coût environnemental, en particulier en Indonésie et en Malaisie, les deux principaux pays producteurs. Les efforts pour la rendre plus durable sont encore loin du compte ».
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L’huile de palme est le principal produit agricole exporté par l’Indonésie et la Malaisie, générant respectivement 10 % et 5 % du total de leurs exportations.
(1) Voir n° 3628 du 22/01/18