Sur les 4 900 tonnes de néonicotinoïdes exportés par l’UE entre le 1er septembre et le 1er décembre 2020, la Belgique, la France et l’Allemagne seraient les trois principales origines, affirme une enquête publiée par Greenpeace UK et l’association suisse Public le 18 novembre. Avec un volume de 3 400 tonnes, Syngenta serait le principal fabricant, suivi de loin par Bayer, BASF et Nufarm. Interrogés par les associations, les gouvernements français et belges ont rappelé leur soutien à une interdiction de l’ensemble des exportations des néonicotinoïdes en Europe, comme prévu par la loi française Egalim. Mais d’autres États, « comprenant l’Allemagne et la Hongrie, ont refusé de dire s’ils appuieraient ou non ce type de mesure ». Comme le rappellent les ONG, la Commission s’est engagée fin 2020 par un document stratégique à mettre fin aux exports de molécules interdites, mais aucune mesure réglementaire n’est envisagée avant 2023. Cependant, les exports de néonicotinoïdes sont soumis depuis le premier septembre 2020 à la convention de Rotterdam (Nations unies), qui oblige les États membres à signaler aux pays importateurs tout envoi de pesticides interdits dans ses propres exploitations agricoles.
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