Dans une lettre du 19 février en réponse aux interrogations de l’ONG Greenpeace concernant le manque d’actions mises en place par Bruxelles pour protéger les abeilles, en particulier des risques liés à l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes, le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, regrette l’opposition des États membres aux nouveaux critères d’évaluation des risques liés aux pesticides pour les abeilles (1). Il indique qu’il a proposé de mettre en œuvre dès à présent les quelques parties qui font l’objet d’un accord entre les États membres (celles relatives aux risques aigus) et de charger l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de réévaluer les autres critères en partenariat avec les parties prenantes pour tenter de débloquer la situation. Par ailleurs, le commissaire européen souligne qu’il a déjà demandé à deux États membres, la Lituanie et la Roumanie, de lever les exemptions qu’ils accordent à leurs agriculteurs pour leur permettre d’utiliser des néonicotinoïdes interdits.
Dans une évaluation de juillet 2018 l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a en effet estimé que certains États membres avaient accordé à leurs agriculteurs des dérogations aux interdictions sans réelle justification (2).
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(1) Voir n° 3677 du 28/01/2019
(2) Voir n° 3651 du 02/07/2018