L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a examiné les dérogations accordées en 2017 par la Bulgarie, l’Estonie, la Finlande, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie permettant l’utilisation exceptionnelle des insecticides néonicotinoïdes interdits au niveau européen depuis 2013 du fait des risques qu’ils représentent pour la santé des abeilles (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride). Pour la plupart, les scientifiques de l’Efsa ont estimé que ces autorisations d’urgence étaient justifiées sauf dans le cas de la Bulgarie qui n’a pas fourni les informations nécessaires à cette évaluation. Et en Roumanie, l’Efsa estime qu’il était possible d’utiliser des méthodes de rotation des cultures et de travail du sol pour lutter contre deux des ravageurs concernés, mais que d’autres autorisations étaient justifiées. Dans son rapport, l’Efsa a évalué sur la base d’une nouvelle méthodologie, pays par pays, si d’autres pesticides auraient pu remplacer les produits néonicotinoïdes et analysé la disponibilité de solutions de remplacement non insecticides.
En 2019 les restrictions d’usage imposées à ces trois molécules seront encore renforcées (1).
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La Commission spéciale du Parlement européen sur la procédure d’autorisation des pesticides s’est justement penchée, le 27 juin, sur la question de l’autorisation des produits phytosanitaires par les États membres. Le projet de rapport des deux co-rapporteurs de cette Commission, l’Allemand Norbert Lins (PPE) et le Belge Bart Staes (Verts), est attendu pour le mois de septembre avec un vote prévu le 6 décembre en commission et début 2019 en session plénière du Parlement européen.
(1) Voir n° 3643-3644 du 07/05/2018