« Je vais veiller à ce que les recommandations de l’Anses soient appliquées », a déclaré à la presse Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, en marge du colloque international sur les perturbateurs endocriniens à Paris, le 21 janvier. L’Anses recommande par exemple que les cultures suivant celles sur lesquelles ont été utilisés des néonicotinoïdes ne soient pas attractives pour les abeilles. L’objectif est de diminuer l’usage de ces pesticides. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, précisait le 18 janvier qu’une adaptation de de ces recommandations aux réalités agronomiques (la rotation des cultures notamment) est nécessaire avant toute application. Face aux recommandations visant à réduire l’usage des néonicotinoïdes, d’autres demandent une interdiction totale. La Confédération paysanne a réclamé le 19 janvier l’interdiction des néonicotinoïdes via le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, en réaction aux propos tenu la veille par Stéphane Le Foll contre une telle mesure. Le ministre de l’Agriculture déclarait ne pas vouloir mettre les agriculteurs dans une impasse. Autrement dit : pas d’interdiction totale avant que des alternatives ne soient disponibles. Ségolène Royal a d’ailleurs annoncé le lancement prochain d’un fonds d’investissement pour soutenir les start-up de la Green tech (1) : « Cela concerne notamment les substituts aux substances toxiques ».
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(1) Biotechnologies végétales