Abonné

Néonicotinoïdes : l’UE informe l’OMC de son intention de ramener les limites maximales de résidus à zéro

- - 2 min

La Commission européenne a commencé à informer les membres de l’OMC de son intention de ramener à zéro les limites maximales de résidus pour les deux insecticides néonicotinoïdes thiaméthoxame et clothianidine. Le projet de texte qu’elle fait circuler justifie cette décision par le fait que, suite à l’interdiction de l’utilisation en extérieure de la clothianidine et du thiaméthoxame dans l’UE, il est nécessaire de veiller à ce que les produits de base importés ne contiennent pas non plus de résidus de ces molécules « afin d’éviter le transfert dans d’autres parties du monde des effets néfastes sur les abeilles de la production alimentaire qui est ensuite importée dans l’Union ». Et d’ajouter que « le déclin des pollinisateurs étant une question d’intérêt international, des mesures doivent être adoptées pour protéger les populations de pollinisateurs du monde entier contre les risques liés aux substances actives, telles que les néonicotinoïdes clothianidine et thiaméthoxame ».

Lire aussi : Pesticides : des objectifs contraignants, des flexibilités et des moyens qui restent à préciser

Cette initiative avait été confirmée par la Commission européenne au moment de la présentation le 22 juin de sa proposition sur l’utilisation durable des pesticides. Elle pourrait constituer une des premières mesures miroirs adoptées unilatéralement par l’UE. Dans son rapport sur la possibilité d’imposer aux partenaires commerciaux de l’UE des normes environnementales, publié début juin, la Commission européenne promettait déjà de réviser les tolérances à l’importation des pesticides qui ne sont plus autorisés dans l’UE.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
pesticides
Suivi
Suivre

Le projet de règlement soumis à consultation auprès de l’OMC, précise qu’il « convient de prévoir un délai raisonnable avant que les limites maximales de résidus modifiées ne deviennent applicables afin de permettre aux opérateurs des pays tiers, notamment des pays les moins avancés et des pays en développement, et aux exploitants du secteur alimentaire de se préparer à satisfaire aux nouvelles exigences ». Selon la Commission européenne, il semble raisonnable de s’attendre « à ce que cette adaptation soit réalisée après deux saisons de végétation ».