En séance au Conseil d’État, le 14 mai, le rapporteur public s’est prononcé pour le rejet de la demande de Phyteis (ex-UIPP) d’annuler un décret de 2020 qui interdit trois substances actives de la famille de néonicotinoïdes ou ayant un mode d’action identique : à savoir, l’acétamipride, la flupyradifurone et le sulfoxaflor. Sur la forme, le rapporteur a estimé qu’il n’y avait pas de « méconnaissance » de l’Union européenne sur le décret pris en France. Sur le fond, il a estimé que les éléments apportés par les fabricants des pesticides « ne sont pas de nature à remettre en cause » le contenu du décret, et que « on ne peut déduire l’absence de risques ». En 2021, Phytéis avait déjà attaqué, en vain, l’interdiction de l’acétamipride. De plus, en septembre, les limites de résidus avaient été revues à la baisse pour l’acétamipride, au vu de nouvelles données de l’Efsa. Le rapporteur public a souligné que le rejet du Conseil d’État en 2021 ne « paraît pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.