Les négociations sur la proposition visant à encadrer l’utilisation des nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT) n’ont pas avancé depuis le mois de juin, comme le montre le rapport d’avancement des travaux sur le sujet. Les ministres de l’Agriculture des pays les plus favorables au texte (France, Espagne, Italie, Danemark, Pays-Bas…) ont dit, lors de leur réunion du 10 décembre à Bruxelles, espérer que la Pologne, qui va prendre la suite de la Hongrie à la présidence du Conseil de l’UE, relancera les discussions lors du premier semestre 2025. Mais celle-ci fait, depuis le départ, partie des pays les plus prudents vis-à-vis d’une libéralisation des plantes issues de ces NGT. La présidence hongroise, elle aussi assez réticente vis-à-vis de ces NBT, a tenté de rouvrir de nombreux points du dossier qui étaient pourtant considérés comme clos (étiquetage, principe de précaution, bio…). En février 2024, les ministres de quinze pays (Espagne, Portugal, République tchèque, Italie, Danemark, Pays-Bas, Luxembourg, Finlande, Suède, Malte, Chypre, France, Lituanie, Irlande, Estonie) avaient soutenu un texte de compromis préparé par la présidence belge mais une minorité de blocage avait empêché son adoption.
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