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Grippe mexicaine Ni l’élevage ni la viande de porc ne sont impliqués

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Aucune mesure de restriction ciblée sur la chaîne alimentaire n’est en vue du fait de la grippe mexicaine, a indiqué la Commission de Bruxelles. Pour les experts européens, il s’agit d’un virus humain et il est injuste envers les porcs de parler de grippe porcine car il comporte une partie de souche aviaire, une partie de souche humaine et une partie de souche porcine. Une analyse partagée par l’OIE - l’organisation mondiale de la santé animale - qui indique qu’à ce jour le virus n’a pas été isolé sur des animaux. Les porcs ne sont pas des vecteurs de la maladie, ni leur viande, selon Bruxelles et l’embargo imposé par la Chine et la Russie à l’encontre du porc américain et mexicain est une mesure de protection commerciale ou une initiative visant à rassurer la population, mais il ne se fonde sur aucun argument scientifique, explique l’exécutif européen.

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A Paris, l’Ania a tenu à souligner dans un communiqué que la consommation de viande de porc ne présente « aucun danger » pour les consommateurs. « Il ne s’agit pas d’une crise alimentaire » et l’organisation précise que « tout d’abord, le qualificatif « porcine » fait référence à la souche du virus (H1N1) qui a été identifiée il y a plusieurs décennies et que cette maladie se transmet « exclusivement par voie respiratoire, d’homme à homme » ; « aucune ma-ladie animale n’est à l’origine de cette crise ». Les cas recensés au Mexique et aux Etats-Unis «se trouvaient en milieu urbain, et non dans des élevages», a encore souligné l’Ania pour qui cette grippe est «appelée improprement “porcine”».