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Politique agricole Nicolas Sarkozy annonce que les aides agricoles seront maintenues pour 2011

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Le chef de l’Etat s’est déplacé, vendredi 28 août, dans les Alpes de Haute-Provence chez Arlette Martin, éleveuse de moutons. Répondant notamment aux problématiques des éleveurs, il a annoncé que les aides de 2010 (primes à l’herbe, à l’installation et de handicap naturel) seront maintenues en 2011.

La visite de Nicolas Sarkozy, vendredi 28 août, dans une exploitation ovine des Alpes de Haute-Provence a « redonné de l’espoir aux éleveurs et représente un symbole très fort », selon Arlette Martin, chef de l’exploitation. Le président, accompagné de Bruno Le Maire, a réaffirmé sa volonté d’aller au-delà de la simple « défense des agriculteurs ». Le chef de l’Etat a profité de ce déplacement pour annoncer une série de mesures concernant l’élevage.

Des aides sanctuarisées

Tout d’abord, la prime compensatoire de handicaps naturels (ICHN) « s’appliquera jusqu’en 2014. » Le gouvernement s’est engagé aussi de manière plus générale à ce que « les aides » (prime à l’herbe, ICHN…) des éleveurs soient « sanctuarisées » pour 2011. La prime à l’installation des jeunes agriculteurs sera aussi maintenue, soit près de 55 000 euros par actif pour un budget de 350 millions d’euros.

Loup, foncier, environnement

Concernant le loup, le gouvernement a autorisé les « tirs de prélèvement » et créé une formation à la chasse spécifique de deux jours, financée par l’Etat. L’accès au foncier a aussi été au cœur des débats avec la « création avant le 1er janvier prochain, d’une commission départementale de la consommation des espaces agricoles ». Cette mesure fait suite à celle du 13 janvier dernier qui impose « une taxe sur les plus-values des ventes de terrains agricoles devenant constructibles ». Nicolas Sarkozy a également envisagé « un moratoire sur les modalités administratives imposées aux agriculteurs et les obligations environnementales ».
Contractualisation et régularisation des marchés
Le président a fortement incité les éleveurs à « s’additionner » afin de « peser » face à la distribution. Mis à part les circuits courts, selon lui, « il n’existe pas d’autre solution ». Il évoquait implicitement les accords sur les prix qui soulèvent quelques inquiétudes auprès des éleveurs que le président a vite écartées. Autre combat mené par le gouvernement auprès de l’Europe : le respect des règles et contraintes sanitaires pour les produits importés. « L’Europe doit cesser d’être une passoire », s’est-il exclamé. De plus, Nicolas Sarkozy a réitéré son intention, lors de la présidence de la France au G20 et au G8 d’ici quelques mois, d’aborder le problème de la régulation des marchés, « car l’on ne peut pas continuer avec un quintal de blé qui passe du simple au triple ».

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