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Commerce extérieur Nicole Bricq veut lier l’offre française à l’essor de la demande mondiale

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Le gouvernement veut faire profiter l’offre française de l’essor de la demande mondiale. Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, a présenté le 3 décembre, lors d’une conférence de presse à Bercy, ses priorités d’action pour « coupler l’offre commerciale française avec les demandes des pays à l’horizon 2022 ». Avec notamment un volet agricole et agroalimentaire.

Nicole Bricq a exposé les priorités d’action nécessaires à l’économie française afin de tendre d’ici cinq ans à l’équilibre de la balance commerciale, hors énergie. « Il s’agit de miser sur les secteurs pour lesquels la demande mondiale sera forte et où la France dispose d’un avantage compétitif » en matière de prix et de qualité de l’offre, a-t-elle expliqué.
Les priorités énoncées par Nicole Bricq se déclinent en quatre démarches : « mieux se nourrir », « mieux se soigner», « mieux vivre en ville» et « mieux communiquer». La démarche « mieux se nourrir » vise des pays sélectionnés par la direction générale du Trésor : notamment Chine, États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Russie, Arabie.

Demande mondiale agroalimentaire : juste après les technologies de l’information

Dans le secteur agroalimentaire et des biens d’équipements agricoles et agroalimentaires, la demande mondiale devrait progresser de 110 milliards d’euros d’ici 2017 et de 255 milliards d’ici 2022. À titre de comparaison, le secteur correspondant à « mieux se soigner » devrait générer une demande supplémentaire mondiale de 70 milliards d’ici 2017 et de 150 milliards d’ici 2022. La demande du secteur correspondant à « mieux vivre en ville » devrait progresser de 48 milliards à horizon 2017. Celle du secteur correspondant à « mieux communiquer » (haute technologie électronique et numérique) devrait quant à elle fortement augmenter avec un potentiel d’importations mondiales supplémentaires de 280 milliards supplémentaires en 2017 par rapport à 2012, et 1 850 milliards supplémentaires en 2022. Comme on le voit, le potentiel de l’agroalimentaire est situé juste après celui des technologies de l’information.

Fort potentiel alimentaire en Chine

La Chine est « de loin le pays avec le plus fort potentiel d’importations de produits agroalimentaires dans les cinq prochaines années », avec des importations supplémentaires de 88 milliards d’euros en 2022 par rapport à 2012. Soit quatre fois plus que le Japon et la Corée du Sud réunis, a indiqué Ramon Fernandez, directeur général du Trésor, à qui la ministre du Commerce Extérieur a confié la mission de conduire une analyse économique « inédite », permettant de coupler l’offre française avec les demandes des pays, par secteurs économiques. Ce qui n’empêche pas les pays du Maghreb de « constituer le premier client de la France en produits transformés ». Dans ce domaine de l’agroalimentaire, la demande émane de toutes les zones géographiques, « plus particulièrement pour les produits transformés, les produits laitiers, l’épicerie fine, les vins et spiritueux », a-t-il précisé.
Pour l’équipement agricole et de l’industrie agroalimentaire, les pays cibles sont l’Algérie, où « les taux d’équipements étant faibles et une grande partie des machines obsolètes », et l’Ukraine, qui a besoin de moderniser son parc de matériel agricole, « obsolète à 80% », et son industrie agroalimentaire, la production agricole ukrainienne étant encore peu transformée. Dans ce domaine de l’équipement agricole et de l’industrie agroalimentaire, la demande émane surtout des pays hors UE : outre l’Algérie et l’Ukraine, le direction du Trésor cite les États-Unis (+18 milliards d’euros d’importations en 2022), le Canada, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud, la Chine et le Kazakhstan.

 

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