La coopérative Noriap annonce la création d'un pôle bio, soutenu financièrement par l'Agence de l'eau Artois Picardie. Cela s'inscrit dans le cadre d'actions sur la qualité de l'eau avec les acteurs économiques régionaux.
« Noriap veut répondre à des enjeux sur l'eau très prégnants dans la Somme, où les bassins d'alimentation de captage sont étendus, explique la secrétaire générale Céline Lee-man-Broyer. La création d'un pôle bio doit servir à développer nos compétences, à nous structurer. »
La coopérative nordiste a postulé à un appel à projets émanant de l'Agence de l'eau Artois Picardie visant à développer l'agriculture biologique dans les secteurs à enjeux eau potable, selon un communiqué le 21 novembre. Différents partenaires s'y sont associés, notamment le CER France 80, la chambre d'agriculture de la Somme, la Fédération régionale des coopératives agricoles, l'Union coops bio céréales (UCBC), le spécialiste de la nutrition animale biologique Novial. Le projet a été retenu par l'Agence de l'eau, qui financera 70 % des 50 000 euros de budget sur trois ans.
Un référentiel des intrants bio
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« Le recours au mode de production biologique constitue une réponse pour les producteurs dont les parcelles sont situées au sein des zones à enjeux eau potable et en recherche de stratégie d'exploitation », déclare Céline Leeman-Broyer.
Déjà présente dans le bio, avec 600 t de céréales commercialisées en 2013, la coopérative souhaite communiquer dans ce sens. Un club agribio est d'ailleurs lancé « pour fédérer et partager une approche technique », d'après le communiqué. « Nos adhérents ont besoin d'être rassurés sur les aspects économiques du bio, explique la secrétaire générale. Ils ont peur d'y perdre en rentabilité. »
Noriap veut aussi mettre en place un référentiel des intrants bio, en partenariat avec la fédération régionale des coopératives agricoles et l'UCBC. « Conseiller des prescriptions techniques est difficile : ce sont des expériences d'hommes », note Céline Leeman-Broyer. « Nos équipes ont du mal à passer commande de produits représentant de faibles volumes, ajoute-t-elle. On va bâtir un référentiel à partir d'échanges entre techniciens, sur leur vécu en matière d'intrants bio et en allant jusqu'à l'écrit. »