Trois questions à Christophe Batogé, directeur du développement RH du groupe Bigard
Quelles sont les problématiques liées à la qualité de vie au travail chez Bigard ?
Au sein de nos 55 usines en France comptant 15 000 collaborateurs, nous avons 4 500 opérateurs qui travaillent sept heures par jour avec un couteau dans la main. La moitié d'entre eux ne sont pas à l'aise avec l'efficacité de leur couteau et son affûtage. Travailler avec un couteau qui ne coupe pas a une incidence sur la qualité du produit fini et la pénibilité de la tâche.
Comment faites-vous pour y remédier ?
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Nous travaillons avec un coutelier en Auvergne qui nous conçoit des couteaux avec le meilleur acier au monde, ainsi qu'un manche spécifique pour les employés qui s'adapte à toutes les postures. Nous avons également développé une machine de diagnostic des couteaux. Il en existe trois au sein du groupe. Cela nous a coûté 138 000 € d'investissement. Cette machine vérifie la qualité de l'affûtage et de l'affilage, permet de faire un audit du matériel mais aussi des compétences et de l'organisation de l'opérateur.
Quels résultats en découlent ?
Après le diagnostic, les recommandations peuvent amener les opérateurs à changer leur gestuelle et leur méthode de travail. En un an, l'utilisation de cette machine a remobilisé les équipes sur leur métier, sur leurs techniques de travail et leurs outils. Les résultats sont très efficaces. Il faut savoir qu'un couteau qui coupe offre un rendement matière 15 % supérieur à un couteau qui ne coupe pas. Du coup, le retour sur investissement de cette machine est très rapide.