Abonné

Nouveau record pour la concentration atmosphérique de méthane

- - 2 min

En 2021, la concentration atmosphérique moyenne de méthane a atteint un nouveau record à 1876 ppb (partie par milliard), selon des données publiées par le programme européen Copernicus le 10 janvier. « Le méthane est un gaz à effet de serre très puissant, et nous sommes inquiets de voir que le rythme d’augmentation dans l’atmosphère a doublé », s’alarme Vincent-Henri Peuch, directeur du service de surveillance atmosphérique de Copernicus. Alors que la concentration atmosphérique augmentait d’environ 8 ppm par an entre 2010, ce rythme a atteint 16,3 ppm en 2021. Mais si le phénomène est préoccupant, les scientifiques peinent à clarifier son origine. « Le méthane est à 40 % d’origine naturelle et à 60 % d’origine anthropique, il est difficile de savoir quel phénomène est responsable de cette augmentation », détaille Vincent-Henri Peuch.

Au-delà des sources naturelles comme les tourbières, la gestion des déchets, le bétail ou encore les rizières peuvent être autant de sources de méthane. La fonte du permafrost serait cependant sans doute à exclure, dans la mesure où une telle libération entraînerait des augmentations plus progressives de concentration. Les changements pourraient par ailleurs se situer non du côté des sources de méthane, mais du côté des puits. Alors que l’atmosphère dégrade naturellement une partie du méthane, « sa capacité d’oxydation pourrait être en train de changer, en diminuant la force de ce puit chimique », anticipe Vincent-Henri Peuch.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

gaz à effet de serre
Suivi
Suivre

Les données de Copernicus montrent par ailleurs que « les sept dernières années ont été les années les plus chaudes jamais recensées avec une marge nette ». Si l’année a été « juste au-dessus » en moyenne au niveau européen, « l’été a été le plus chaud jamais enregistré avec un nouveau record de température de 48,8°C en Sicile », rappelle Freja Vamborg, chercheuse du programme Copernicus.

« Difficile de savoir quel phénomène est responsable de cette augmentation »