La filière du houblon va bénéficier de 400 000 euros à 450 000 euros du plan de relance, et attend la validation d’une contribution volontaire obligatoire (CVO).
La filière du houblon est en pleine effervescence. Après la création de l’interprofession du houblon en février 2020, la filière va recevoir de nouveaux fonds publics issus du plan de relance, estimés entre 400 000 euros et 450 000 euros, rapporte-t-on chez InterHoublon, confirmant une information de l’Est agricole. La filière a remporté un appel à candidatures dédié à la structuration des filières. Cette annonce a été suivie par une visite de Julien Denormandie le 21 décembre en Alsace, région où se concentre la grande majorité de la production française. La filière française compte une grosse centaine de producteurs. Leur recensement précis fait d’ailleurs partie des objectifs de l’interprofession.
Avec cette aide, la filière poursuit une période active de levée de fonds pour ses projets de recherche. Dans le cadre du Grand plan d’investissement (GPI) en 2020, la filière houblon avait déjà fait l’objet d’un soutien de 200 000 € pour la structuration de la filière, ce qui porte le total à environ 600 000 € sur 2020-2021. L’interprofession a par ailleurs constitué un dossier de CVO (cotisation volontaire obligatoire), dont elle espère la validation début 2022 et le lancement mi-juillet, pour un budget prévu de 300 000 €, porté en grande partie par les brasseurs.
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Un schéma de sélection national
Les nouveaux fonds publics seront alloués à une petite dizaine de projets. Les deux principaux consistent d’une part à élaborer un schéma de sélection national des variétés de houbon, et d’autre part à étudier l’impact du terroir sur la bière. L’objectif est d’accélérer la sélection variétale pour répondre à un marché de la bière en forte demande d’innovation. D’autres projets portent sur les modes de culture, avec des propositions audacieuses : dans les Landes, un propriétaire forestier propose d’expérimenter une culture de houblon sur pins, dans laquelle les échafaudages sont remplacés par des arbres. Le groupe britannique RES propose également de tester l’installation de panneaux photovoltaïques sur les échafaudages. Autant d’initiatives qui pourraient être recensées par la fondation Kronenbourg. Elle s’est proposé de collecter les « bonnes pratiques agroécologiques » en Europe.
L’interprofession travaille également à la création d’un véritable institut technique du houblon. Les activités de recherche appliquée de la filière sont aujourd’hui assurées par les entreprises privées et par un syndicat, l’association des producteurs de houblon (AGPH). Un schéma que le ministère de l’Agriculture voudrait voir simplifié. Des discussions seraient en cours pour une collaboration avec l’Institut technique des plantes à parfum et aromatiques, l’Iteipmai