La Commission européenne et l’Australie ont paraphé le 6 juin à Canberra un nouvel accord bilatéral sur le commerce dans le secteur du vin. Un accord qui, souligne-t-on du côté européen, assurera une protection totale aux indications géograhiques de l’Union. Les Australiens se sont notamment engagés à ne plus usurper un certain nombre de noms célèbres tels champagne ou encore porto.
Le nouvel accord, qui entrera officiellement en vigueur après avoir été approuvé par le Conseil des ministres de l’UE et les autorités australiennes, remplacera l’accord actuel qui avait été conclu en 1994. « Cet accord sauvegarde les intérêts de l’UE, d’une part, en établissant des règles pour la protection des indications géographique et les mentions traditionnelles et, d’autre part, en protégeant notre régime d’étiquetage des vins », a déclaré Mariann Fischer Boel, commissaire à l’agriculture.
La Commission se félicite de l’introduction prochaine de dispositions favorables à l’Union qui ne figurent pas dans l’accord de 1994. Elle évoque en particulier l’amélioration du régime relatif aux pratiques œnologiques, un cadre plus transparent pour résoudre d’éventuels conflits ainsi que des procédures d’arbitrage. Des critères plus clairs seront également établis pour l’évaluation de nouvelles pratiques œnologiques, y compris des exigences sur les plans sanitaire et phytosanitaire.
Par ailleurs, des engagements seront pris par l’Australie pour assurer une protection totale des indications géographiques européennes, y compris pour les vins australiens destinés à l’exportation. Les Australiens ont notamment accepté de ne plus faire figurer sur les étiquettes des noms prestigieux comme par exemple l’appellation champagne ou encore porto. Cette disposition prendra effet un an après la signature de l’accord. Dans un délai similaire, les Australiens devront également renoncer à faire référence à certaines variétés de vignes, telles l’Hermitage ou Lumbrusco.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
De son côté, la Commission a convenu de prévoir une procédure de certification simplifiée pour les vins australiens vendus sur le marché communautaire, comme le permet la législation communautaire.
En 2006, les exportations australiennes de vins vers l’UE ont représenté une valeur de 868 millions d’euros, tandis que les ventes européennes sur le marché australien n’ont atteint que 62 millions d’euros.