Les négociateurs européens doivent, une nouvelle fois, rencontrer Serguei Dankvert, le chef des services vétérinaires russes, le 14 janvier, en marge de la Semaine verte de Berlin (Allemagne). Moscou, qui a multiplié ces derniers temps les contrôles sanitaires à ses frontières sur les produits végétaux européens, ne manquera pas de leur présenter le résultat de sa collecte de données dans le domaine des résidus de pesticides.
La Semaine verte de Berlin est devenu un traditionnel rendez-vous pour les experts vétérinaires russes et européens. Toujours insatisfait par le niveau – jugé excessif – de résidus de pesticides contenu dans les produits alimentaires en provenance de la Communauté, le chef des services vétérinaires russe, Serguei Dankvert, brandi la menace d’un nouveau bras de fer. Il somme les exportateurs européens de présenter une sorte de « passeport phytosanitaire » avec le détail de l’ensemble des traitements subis par les cargaisons de produits agricoles exportés vers son pays. Une demande trop coûteuse selon les professionnels. D’autant plus qu’elle ne répond à aucune exigence de la législation communautaire.
Lors de la rencontre avec M. Dankvert, la Commission européenne devrait aussi présenter une nouvelle version pour les certificats sanitaires. La question de l’accréditation des établissements laitiers autorisés à exporter devrait aussi être soulevée. En l’absence de réaction des Russes aux listes présentées par les Européens, ces derniers supposent qu’elles sont tacitement validées.
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Par ailleurs, en fin d’année dernière, les services russes ont revu les restrictions pesant sur les exportations de certains établissements européens dans le secteur de la viande. Certains sites danois ont été autorisés à reprendre leurs exportations, d’autres, notamment en Belgique, se sont vus frappés par des interdictions.